Le bouton-pression made in Braine-le-Comte part à la conquête des armées européennes
C'est l'une de ces histoires belges qu'on n'invente pas. À Braine-le-Comte, une petite entreprise d'une vingtaine de personnes participe régulièrement aux plus grands salons internationaux de la défense, aux côtés des géants de l'armement. Que vient faire un fabricant de rivets et d'œillets au milieu des constructeurs de chars et de drones militaires ? Beaucoup plus de choses qu'on ne pourrait l'imaginer.
Un bouton-pression… totalement étanche
Le procédé, scientifiquement validé et breveté, repose sur l'injection d'une résine dont la composition est, on s'en doute, jalousement gardée. Pas question d'en dire plus : dans ce secteur, un secret de fabrication vaut de l'or.
Forte de cette innovation, Daudé veut désormais élargir son rayonnement à toute l'Europe. Le militaire représente déjà entre un quart et un tiers de son chiffre d'affaires, mais l'entreprise mise sur les opportunités à venir. Le contexte international, marqué par la guerre russo-ukrainienne, a en effet débloqué un peu partout d'importants budgets de réarmement.
La logique est implacable : équiper des soldats, c'est aussi commander des dizaines de milliers de boutons-pression, de rivets et d'œillets, sur des uniformes, des gilets tactiques, des sacs à dos ou des protections. Et quand les commandes pleuvent, mieux vaut être bien placé sur la ligne de départ. Les contrats fermes, eux, ne sont pas encore tombés. Mais l'entreprise se positionne.
Cap sur les marchés européens
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sur la défense européenne
La prochaine fois que vous verrez défiler un uniforme militaire, dites-vous qu'il y a peut-être, là encore, un petit bout de Braine-le-Comte qui se cache sur ses fermetures.